ÉTAT DES LIEUX
Absentéisme : des causes multifactorielles, personnelles et professionnelles.

En 4 ans, le taux d’absentéisme dans les entreprises françaises aurait augmenté de 16 %* pour s’établir à 4,72 % dans le secteur
privé en 2017, soit 17,2 jours d’absence par salarié. Des chiffres inquiétants pour la compétitivité des entreprises qui cachent toutefois une réalité complexe et de fortes disparités selon les secteurs d’activités et les profils de salariés.

Qu’est-ce que l’absentéisme ?

S’il n’existe pas de définition standard de l’absentéisme, on peut aujourd’hui considérer qu’il caractérise toute absence imprévue justifiée (avec arrêt de travail) ou non. Il peut s’agir d’une absence courte (jusqu’à 30 jours) ou plus longue (plus de 30 jours). Parmi les principaux facteurs identifiés, 26 % relèvent de causes personnelles (état de santé ou situation familiale) et 74 % de causes professionnelles (31 % d’accidents du travail ou de maladies liées au travail et 42 % d’insatisfaction sur la qualité de vie au travail***).

Un absentéisme plus élevé chez les plus âgés… et les plus jeunes.

Sans surprise, le vieillissement de la population active est l’un des paramètres importants de l’augmentation de l’absentéisme dans les entreprises. Pour des raisons de santé bien sûr, mais également parce que c’est aussi chez les plus de 55 ans que l’on retrouve le plus de personnes en situation d’aidants. Chez les
« seniors », les arrêts de travail ne sont toutefois pas plus fréquents, mais ils sont plus longs, les pathologies étant plus lourdes. À l’autre bout de la pyramide des âges, on note une forte progression de l’absentéisme chez les moins de 25 ans, avec des arrêts plus courts mais plus fréquents, souvent associés à des problèmes de démotivation ou d’intégration.

Des disparités selon les secteurs d’activité.

Le secteur des services et de la santé sont aujourd’hui plus touchés que l’industrie ou le BTP*. Une différence qui s’expliquerait par des niveaux de rémunérations inférieurs et des conditions de travail difficiles qui jouent sur l’engagement. Bien que la pénibilité du travail soit également une réalité dans
les secteurs secondaires, la culture de la prévention y serait plus ancienne.

* Etude cabinet de conseil Gras Savoye Willis Towers Watson.
** 10e Baromètre de l’absentéisme et de l’engagement Ayming-Kantar TNS.
*** Etude Kantar-TNS 2018.

L'absentéisme, un mal français ?

NOMBRE DE JOURS D’ARRÊTS-MALADIE PAR SALARIÉ SUR UNE ANNÉE

Les Français sont après les Italiens, et à égalité avec les Allemands, sur le podium européen de l’absentéisme. Un phénomène culturel ?
Non, les analyses démontrent en fait que c’est le niveau d’indemnisation élevé et le nombre de jours de carence faible qui expliquent aujourd’hui un plus fort absentéisme.

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